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Voir juste est l'espace où je démontre ma manière de voir. Prendre de la hauteur non pour dominer, mais pour distinguer les faits des récits, le conflit déclaré de la dynamique qui l’alimente, la conformité institutionnelle de la capacité réelle d’agir.
Quatre territoires de publication
–Lire les dynamiques réelles dans les équipes, les négociations et les institutions.
–Décider sous contrainte, avec une information imparfaite et des intérêts divergents.
–Faire vivre la gouvernance au-delà des manuels et des organigrammes.
–Lire la manière dont les États et les institutions tiennent ou cèdent — pouvoir, légitimité, ordre du monde — sans se laisser enfermer par les camps.
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S'élever au-dessus de la mêlée
Pourquoi le débat canado-américain est mal posé — et ce qu'on gagne à le reprendre d'un cran plus haut I. L'espace vacant Le 8 septembre 2026, à la minute où les contre-tarifs canadiens sont entrés en vigueur — une vingtaine de milliards de dollars de produits américains frappés de droits de 15 à 50 % —, le différend entre Ottawa et Washington a cessé d'être une négociation pour devenir une épreuve de force. La table avait été renversée à la fin d'août, chaque camp accusant l

Stéphane AVJ Courtemanche
il y a 5 jours6 min de lecture


Un cadeau... vraiment?
Deux puissances : l’une pose des conditions qui agacent ; l’autre offre un port clé en main et ne demande rien. Rien : c’est le prix le plus élevé qui soit.
On ne vous a pas donné un port : on vous a installé chez vous un partenaire sans qui votre côte ne tourne plus. Ce qui ne se paie pas en conditions se paie en dépendance.
Ce qui accueille un porte-conteneurs peut accueillir un navire de guerre. La souveraineté n’est pas de n’avoir besoin de personne, mais de n'apparten

Stéphane AVJ Courtemanche
1 sept.5 min de lecture


Bailleurs de fonds - Deux offres, mais laquelle prendre?
Deux oui le même matin. L’un est généreux et vous tient ; l’autre est modeste et vous laisse. Tout le monde voit lequel choisir — et c’est pour cela qu’il faut regarder deux fois.
L’argent n’est jamais seulement de l’argent : chaque franc porte un coût caché en liberté. La compétence la plus rare, c’est de savoir lequel refuser.
Refuser le gros financement qui déforme, garder le petit qui respecte : le projet reste pauvre, et il reste le vôtre. Le geste qui fonde une maison

Stéphane AVJ Courtemanche
31 août4 min de lecture


Bailleurs de fonds - les conditions!
A — Sur la scène : L’argent est décidé ; restent les clauses. Une cible déplacée, un calendrier qui ignore vos saisons — c’est là, page onze, que votre projet se joue.
B — Sur la distinction : Toutes les clauses ne se valent pas : il faut distinguer ce qui vous gêne de ce qui vous tue. Le gênant se plie ; le mortel rompt.
C — Sur le renversement : Ne négociez pas le montant, négociez les conditions. Le bailleur a besoin que le projet marche, plus encore que vous ne le croye

Stéphane AVJ Courtemanche
27 août4 min de lecture


Bailleurs de fonds - On vous courtise, enfin!
Sur la scène : On vous courtise. L’argent est là, l’homme est aimable, rien n’est signé — et c’est justement là que le danger est le plus grand.
B — Sur le péril : Le bailleur est sincère, et cela complique tout. On se protège d’un adversaire ; on ne se protège pas d’un homme qui vous veut du bien.
C — Sur la distinction : À cette table, vous n’achetez pas l’argent avec votre projet : vous le payez avec votre direction. Ce qu’on cède, ce n’est pas de l’argent, c’est du cap.

Stéphane AVJ Courtemanche
24 août4 min de lecture


La délégation qui vous revient... toujours!
Onze heures du soir, et vous refaites encore le travail d’un autre. Vos gens sont capables ; pourtant tout ce qui compte finit sur votre bureau. Pourquoi ?
Reprendre le dossier d’un adjoint est plus simple que de l’expliquer. Et c’est ainsi qu’on change, d’un coup de stylo, un bras droit en exécutant.
Quand tout passe par vous, vous croyez tenir le pouvoir ; vous tenez une laisse par les deux bouts. Bâtir la maison qui ne s’arrête pas avec vous.

Stéphane AVJ Courtemanche
11 août5 min de lecture


L’employé qui se sert
Série - Leadership africain Quinze ans qu’il tient la caisse ; quinze ans qu’il ne vous a jamais fait défaut. Et vous découvrez qu’il prend — un peu, souvent, depuis longtemps. Le punir brise un homme ; le garder apprend à tous ce que valent les clés. Vous ne cherchiez pas. C’est un fournisseur, un soir, qui laisse tomber une phrase de trop — une remise dont vous ignoriez tout, un arrangement qui ne remonte pas jusqu’à vous. Vous rentrez, vous ouvrez les registres que vous

Stéphane AVJ Courtemanche
10 août4 min de lecture


L’homme du président
Série - Leadership africain Vous entrez au ministère pour votre marché, et tout votre soin va vers celui qui signe. Mais un autre est là, sans titre, sans dossier, qui n’a rien dit — et c’est vers lui, d’un coup d’œil, que le ministre cherche sa réponse. Qu’en ferez-vous ? Vous entrez dans cette salle pour en ressortir avec une signature. Vous avez préparé votre affaire pour l’homme qui la commande — le ministre, le directeur général, celui dont la fonction porte un nom et do

Stéphane AVJ Courtemanche
4 août5 min de lecture


Huit mois d’arriérés
Votre meilleur client vous doit huit mois ; il ne fera jamais faillite, et c'est lui qui vous mène à la vôtre. Pour être payé, il faudrait payer.

Stéphane AVJ Courtemanche
27 juil.4 min de lecture


Un jeune homme très bien...
On vous demande de nommer, à un poste bien réel, un homme sans les compétences ; l’ordre vient d’en haut. La faveur a le visage exact de votre besoin.

Stéphane AVJ Courtemanche
20 juil.4 min de lecture


Responsabilité sans culpabilité
Prendre ses responsabilités ne signifie pas dire : « Tout est de ma faute. » Cela signifie plutôt : « Je refuse de me placer à l’extérieur du problème. » Dans les organisations, trois questions sont souvent confondues : Qui a commis l’erreur? Qui en portera le poids moral ou réputationnel? Qui prendra sa part pour rétablir la clarté et remettre l’action en mouvement? La faute, la culpabilité et la responsabilité ne sont pourtant pas synonymes. Lorsque chaque difficulté devien

Stéphane AVJ Courtemanche
15 juil.1 min de lecture


Le deuil de votre comptable
Série - leadership africain Un lundi, le père de votre chef comptable meurt. La région descend au village ; l’atelier tourne au ralenti ; l’enveloppe attend votre main. Refuser, vous n’êtes rien ; accepter, vous ouvrez une caisse qui ne se refermera plus. Le lundi commence par un appel avant six heures. Le père de votre chef comptable est mort dans la nuit ; l’enterrement se tiendra jeudi, au village ; le village est à six heures de route, dont les trois dernières sur la pi

Stéphane AVJ Courtemanche
15 juil.4 min de lecture


Six semaines sous bâche
Vos machines dorment au port depuis six semaines. Les papiers sont en règle ; rien ne bouge. Personne ne vous demande rien — et c'est ainsi qu'on vous demande tout.

Stéphane AVJ Courtemanche
13 juil.4 min de lecture


La solitude du pouvoir
Il est une solitude que le pouvoir n'avoue nulle part, et qu'un dirigeant africain connaît dans sa forme la plus nue : entouré, pressé, attendu du matin au soir, il est seul au centre d'une foule d'obligés qui réclament sans jamais rejoindre. Pressé de quatre côtés — la génération d'en bas, le soupçon du nom et de la région, la dette envers le parrain, la façon même dont il est venu au pouvoir —, il porte seul ce dont nul ne le décharge. Aucun entourage ne comble cette solitu

Stéphane AVJ Courtemanche
10 juil.5 min de lecture


Le contact et le fil
La plus ancienne façon de chercher sa route n'est pas de demander, mais de toucher. Sur la prière comme prise de contact — et l'art d'en suivre le fil.

Stéphane AVJ Courtemanche
8 juil.5 min de lecture


L’intuition et la création
Il existe une intuition qui ne protège pas mais qui crée — celle des fondateurs et des visionnaires. Comment la reconnaître, et la distinguer du simple désir.

Stéphane AVJ Courtemanche
2 juil.6 min de lecture


Commander en s'effaçant
Un dirigeant peut tout ordonner, sauf l'état où le travail devient excellent. Sur le leadership comme art du jardinier — et sur ce que diriger exige qu'on abandonne.

Stéphane AVJ Courtemanche
23 juin6 min de lecture


Se tenir devant l'attente
Il existe un état où l'on désire pleinement sans crisper la main : se tenir entier devant l'attente, disponible à la réponse qui vient — ou qui se refuse.

Stéphane AVJ Courtemanche
22 juin5 min de lecture


La synchronicité : cette opportunité qui frappe à notre porte
Vous avez songé à quelqu'un, et le téléphone a sonné. Destin ou pur hasard ? Les deux réponses mutilent, car chacune n'écoute qu'une faculté. Le crédule suit son instinct les yeux fermés ; le sceptique le bâillonne. Or c'est leur conjugaison qui importe : l'instinct saisit dans l'obscurité ce que la raison ne prouve pas, et l'intelligence l'éprouve sans être dupe. Une synchronicité n'est pas un message à déchiffrer, mais une question qui frappe à la porte. Ni dupe, ni aveugle

Stéphane AVJ Courtemanche
16 juin9 min de lecture


La gestion des conflits : comment répondre intelligemment et non réagir
Sous le feu d'un conflit, trois choses se ferment : le jugement, le cerveau, l'ouverture à l'autre. Le gérer, c'est tenir ouvert ce que la tension voudrait clore. On se trompe presque toujours de problème : derrière la position se cachent l'intérêt, le besoin, parfois l'identité ; et toute accusation est une demande qui a échoué. De la maîtrise de soi à la lecture du non-verbal et à l'empathie — qui n'est pas l'accord —, les compétences, postures et pièges d'une médiation.

Stéphane AVJ Courtemanche
12 juin9 min de lecture
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